Qu’est-ce que le Girgéa ?
Groupe de Recherche en Géophysique Europe Afrique
Le GIRGEA a pour but de développer la physique de l’Espace dans les pays en voie de développement dans le cadre du projet ‘United Nations for Basic Space Science Initiative’ . Actuellement le thème principal des recherches est la Météorologie de l’Espace.

PROJET AIEE – GIRGEA
Année Internationale de l’Électrojet Équatorial
Groupe International de Recherche en Géophysique Europe Afrique

 

A. Les Grandes étapes

1990
Septembre 1990 :
Mise en place du comité national AIEE
Recherche des crédits

1991
Juillet 1991 :
Mission exploratoire à Abidjan
Septembre 1991 :
Demande d’opération CAMPUS : 1 MF obtenu

1992
1er semestre 1992
Construction de la composante Z
Achat de l’ionosonde
2 ème semestre 1992 :
Mise en place de l’ionosonde à Korhogo
Mise en place de la chaine magnéto Tellurique
Avril-mai
6 semaines de formation en France pour 5 étudiants de Côte d’Ivoire
DE NOVEMBRE 1992 A NOVEMBRE 1994 :
Expérience Terrain

1993
Organisation de la session 7.1 ICDC (Interdivisionnal Commission for
Developing Countries) du IAGA (International Association for Geomagnetism and Aeronomy) à Buenos Aires en Argentine
Premier article organisation du projet paru dans une revue Brésilienne
Expérience terrain
Année 1994 :
Début des mesures de l’Interféromètre de UCL
Fin de l’experience terrain AIEE

1995
Création du GIRGEA
École de géophysique à Abidjan
Crédit (2MF) pour le radar du LETTI
Résolution du IAGA pour encourager les études
Organisation de la session 7.1 de l’ICDC au IAGA session à Boulder

1996
Mise en place d’une station magnétique (ORSTOM)
Dépouillement et analyse des données
Financement de l’ionosonde SCIPION -> (350 KF pour le Sénégal du Ministère de la coopération, département télécommunications), campagne de mesures à Dakar
Catalogue de la base de données internationale AIEE (3 secteurs de longitude)

1997
Thèse de J-F. Cécile, le 21 avril 1997 à Toulon (France)
Prix de l’excellence remis à l’équipe GIRGEA d’Abidjan en août 1997
Journées Ivoiriennes de Physique du 3 au 5 décembre 1997
Thèse de O. Obrou, Université d’Abidjan, le 11 décembre 1997
Organisation de la session 7.1 du IAGA, Uppsala, Suède par A. Onwumechili (Nigéria) et C. Amory-Mazaudier (GIRGEA France)

1998
Articles dans une issue spéciale de Annales Geophysicae
Mise en place d’un réseau de 3 magnétomètres pour accompagner le satellite OERSTED
Travaux de thèses (7 thèses en cours)

1999
Envoi du radar du LETTI à Korhogo
Thèse de 3ème cycle de M . Sow le 13 novembre
Thèse de Thomas Farges (Prix) ?
Lancement du satellite OERSTED
Mise en place du radar SCIPION
Organisation session 7.1 du IAGA à Birmimgham par M. Barreto (Brésil) et V. Doumouya (GIRGEA Côte d’Ivoire)
Participation à l’atelier de travail du projet EPIC (Equatorial Processes Including Coupling) de A. Kobéa (GIRGEA Côte d’Ivoire).

2000
Travaux de recherches

2001
Thèse d’État de A. Kobéa Toka, le 31 mars

2002
Préparation issue spéciale JASTP
Thèses à passer
Étienne Houngninou -> thèse d’État
Kouadio Boka -> thèse d’Université
Deux GIRGEA : GIRGE- Afrique -> GIRGE- Asie

2003
Le Vietnam entre dans le GIRGEA
Projet de coopération France Vietnam de 2006 à 2008,

2005-2009
Le GIRGEA prépare et participe au projet IHY (International Heliophysical Year) en AfriqueEn 2009 : Le Congo Brazzaville rejoint le GIRGEAEcole à Brazzaville sur les GPS et Systèmes d’Information Géographique (SIG) du 2 au 11 décembre 2009

2010-2017

Le GIRGEA participe au projet ISWI : International Space Weather Initiative et multiplie les écoles

Ecole à Helwan/ Egypte 2010
École de Météorologie de l’Espace du 19 septembre au 3 octobre

Ecole à Rabat /Maroc en 2011
École de Météorologie de l’Espace du 5 au 16 décembre

Ecole à Kinshasa/RDC en 2011
École de Météorologie de l’Espace du 11 au 24 septembre

Ecole à Alger en 2013
École de Météorologie de l’Espace du 6 au 16 mai

Ecole à Marrakech / Maroc en 2014
École de Météorologie de l’Espace du 5 au 10

Ecole à Rabat / Maroc en 2015
École de Météorologie de l’Espace du 16 au 21 février

Ecole à Abidjan/ Côte d’Ivoire 2017
École de Météorologie de l’Espace du 16 au 28 octobre

D’autres écoles plus particulièrement dédiées au GNSS ont été organisées à l’école Mines télécoms ( 2012,2013,2014,2015,206,2017) et aussi à Rabat dans l’école régionale des Nations Unis (2011,2017)

B. Bref historique

1. Cadre International

C’est à l’assemblée de Vancouver de l’IAGA (International Association for
Geomagnetism and Aeronomy ), en 1987, que l’ IDCDC (InterDivisionnal Commission for Developing Countries ) a proposé à la communauté scientifique internationale d’intensifier l’étude de l’électrojet équatorial dans le cadre d’un projet international : IEEY (International Equatorial Electrojet Year ), AIEE (Année Internationale de l’Electrojet Equatorial).
Un grand nombre d’équipes scientifiques ont manifesté leur intention de participer à l’AIEE, suivant leurs intérêts, soit au travers des campagnes de mesures soit par un effort accru de modélisation et d’analyse de l’électrojet équatorial. Ce projet AIEE sera coordonné par un comité scientifique international qui permettra en outre d’assurer le lien avec les autres programmes internationaux WITS (World Ionosphere Thermosphere Study ), LTCS (Lower Thermospheric Coupling Study) et STEP (Solar Terrestrial Energy Program).
Pour l’ année internationale de l’Electrojet Equatorial, des campagnes de mesures intensives en zone équatoriale ont été menées durant plus de 2 ans, de novembre 1992 à décembre 1994.
Différents documents ont été rédigés pour présenter les objectifs scientifiques et les activités à développer au niveau mondial ( IAGA News 28, March, 1990), puis dans les trois secteurs de longitude suivant lesquels ce projet a été structuré.
secteur Inde : Working document on the indian contribution to the International Equatorial Electrojet Year;
secteur Afrique Europe : Proposition française de participation à l’Année Internationale de l’Electrojet Equatorial (Document CN/AIEE/1, décembre 1989 et document du Nigeria 1991);
secteur Amériques : Brazilian participation in the International Equatorial Electrojet Year (1991).

2. Les objectifs scientifiques, les applications et la formation affichés

La communauté géophysique s’était engagée à privilégier 5 thèmes majeurs :
Étude de l’électrojet en tant que partie d’un circuit électrique global vent solaire/magnétosphère/ ionosphère/ atmosphère/ terre ,
Étude des courants telluriques et conductivités terrestres à l’échelle régionale ,
Prévision ionosphérique et modélisation de l’électrojet à l’échelle régionale,
Étude des instabilités du plasma ionosphérique équatorial à l’échelle locale,
Propagation des ondes radio.
La communauté géophysique doit développer des applications pratiques liées à ce projet et qui touchent différents secteurs :
amélioration des radiocommunications entre 2 et 40 MHz environ,
télédétection : corrections ionosphériques pour le traitement des données,
connaissance des conductivités du sous-sol (sondages magnétotelluriques),
base de données /système d’information appliqué aux sciences de l’environnement.
L’AIEE offrait une opportunité remarquable pour la collaboration avec les pays en voie de développement.
Les scientifiques participant au projet français ont encadré des étudiants et formé des techniciens pour assurer la mise en route, le fonctionnement et la maintenance des instruments implantés en Afrique. Les étudiants ont participé à l’acquisition des données à la phase d’exploitation des résultats. Sept thèses ont été soutenues dans le cadre de ce groupe de recherche de 1995 à 2001.

3. Activités durant les années 1992 à 2001

3.1 Campagnes de mesures :

Des mesures continues des variations du champ magnétique terrestre (réseau de magnétomètres de l’ORSTOM, J. Vassal et M. Dukhan) et des paramètres de l’ionosphère (réseau d’ionosondes du CNET/PAB/PTI, J. Henry, R. Hanbaba) ont été faites. Ces mesures ont été poursuivies jusqu’à la fin de l’année 1994.

Le CEA/LDG ( E. Blanc, T. Bourret, E. Houngninou, A. Lavedrine, B. Tissot, D. Raoux) a organisé des campagnes de mesures de paramètres ionosphériques sur le site de Korhogo de mars à juillet 1993 et au cours des mois d’octobre et novembre 1994.

L’IPGP (Y. Cohen) assure des mesures continues des variations du Champ magnétique terrestre avec un réseau de trois stations magnétiques depuis 1998.

UCL (D. Rees) a mis en place sur le site de Korhogo un interféromètre qui a effectué des mesures de novembre 1994 à mai 1995. Cet instrument est actuellement en cours de remise à niveau.

3.2 Écoles de géophysique dans le cadre du projet de 1992 à 1995 :

Deux écoles de formation à la géophysique ont été faites, à Paris en avril et mai 1992 à Abidjan en octobre 1995.

4. Base de données – animation scientifique internationale :

Une base de données a été élaborée. L’organisation de la base de données, la liste des personnes y participant et le catalogue de données pour les 3 secteurs de longitude Afrique-Europe, Amériques, Asie a été publié en 1996 (Amory-Mazaudier et al., 1996).

Au niveau du secteur Afrique-Europe, l’organisation mise en place, ainsi que la lettre d’information (C. Amory-Mazaudier, J. Bouvet, P. Vila) diffusée tous les 2 mois, puis tous les trimestres, ont permis la stimulation de l’ensemble des participants. Cette lettre d’information est envoyée régulièrement depuis le mois de mai 1992.

Au niveau international, le groupe français a assuré (A. G. Onwumechili et C. Amory-Mazaudier), l’organisation de la session 7.1 du IAGA consacrée au projet Année Internationale de l’Electrojet Equatorial au cours des années 1993 à Buenos Aires (Argentine), 1995 à Boulder (USA) et 1997 à Uppsala (Suède).

5. Création d’observatoires en Afrique de l’Ouest

Dans le cadre du projet AIEE , des instruments de mesure ont été financés par le Ministère des Affaires étrangères, le CNET (Centre National d’Etude des Télécommunications), UCL (University College of London) et le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales). Ces instruments ont permis la création d’observatoires, à Korhogo en Côte d’Ivoire et à Dakar au Sénégal, pour l’étude du champ magnétique à l’équateur, de l’ionosphère et de l’atmosphère équatoriales. Ces observatoires permettront d’ancrer de façon durable la géophysique en Afrique.

6. Conclusion

Notre réseau qui au début était essentiellement entre l’Europe et l’Afrique est devenu mondial grâce aux projets internationaux tels que IHY (International Heliophysical Year 2005-2009) et ISWI (International Space Weather Initiative 2010-2012). Désormais le réseau ISWI (http://www.iswi-secretariat.org) est pérenne et le GIRGEA en fait partie.
Les méthodes utilisées sont celles du partage :
Dons d’instruments dans les pays où ils manquent
Ecoles de formation dans les pays
Encadrement de Thèses
Postes pour les étudiants dans leurs pays
Développement de nouveaux cursus universitaires dans les pays des étudiants devenus docteurs.